• Portrait Yves Boisset Parrain des Rencontres internationales du cinéma de patrimoine et Prix Henri Langlois 2014

    Posted on 12 février 2014 by stephen in Manufactor.

    YVES BOISSET

    Passionné de cinéma, Yve Boisset débute comme critique de cinéma et travaille avec Jean-Pierre Coursodon et Bertrand  Tavernier sur la première édition de « Vingt ans de cinéma américain ». Il devient ensuite assistant réalisateur d’Yves Ciampi,

    Sergio Leone, Jean-Pierre Melville et Claude Sautet. En 1968, il réalise son premier

    long métrage « Coplan sauve sa peau », après avoir été l’assistant de Riccardo Freda sur « Coplan ouvre le feu à Mexico ».

    Réalisateur engagé à succès et reconnu par la critique, il reçoit entre autres le Prix

    Delluc pour Le Juge Fayard dit le Shériff et l’ours d’argent à Berlin avec Dupont

    Lajoie. Ses films comme Un condé, L’Attentat, R.A.S., Dupont Lajoie, dénoncent

    souvent à partir de faits réels les maux d’une société et les injustices sociales et

    politiques les plus criardes.

    Avec Le Juge Fayard dit le sheriff, qui a été projeté en sa présence et en avant-première  en version restaurée le 2 février, tourné en 77, il dénonce la corruption

    des systèmes politique et judiciaire en offrant à Patrick Dewaere un de ses plus

    grands rôles.

    Yves Boisset, luttant souvent contre la censure, nous alerte sans manichéisme et

    nous interroge sur les problèmes de la société française. Il réalise son dernier film

    de cinéma, La Tribu, en 1991. Il tourne ensuite pour la télévision, L’Affaire Seznec,

    L’Affaire Dreyfus, Le Pantalon, Jean Moulin, L’Affaire Salengro.

    Avec Yves Boisset co-parrain de cette édition, c’est le cinéma et les réalisateurs

    engagés au travers de lui que les Rencontres saluent et remercient pour tous ces

    éclairages et tous ces questionnements sur notre monde, qu’ils nous proposent.

    Dans le domaine de l’internet on pourrait comparer Yves Boisset aux lanceurs

    d’alerte ; il fait partie des réalisateurs comme Michael Moore, Costa-Gavras,

    grâce auxquels le cinéma au-delà de la seule notion de loisir et de spectacle nous

    permet de nous positionner non seulement en spectateur mais aussi et surtout

    de nous questionner en citoyen du monde responsable et attentif à ce qui nous

    entoure. Son cinéma que nous admirons assis nous amène à rester vigilants et

    debout… en dehors des salles.

    Pour tout cela merci encore Monsieur Boisset !

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